Auteur/autrice : souvenirs

  • Trajet retour mouvementé

    De retour d’un séjour axé sur le kayak dans les Alpes, nous avions deux cars pour le trajet de retour. Malheureusement, nous étions en surnombre. Les derniers de la liste, dont je faisais partie avec mon nom de famille vers la fin de l’alphabet, ont été dirigés vers l’autre car.

    Me voilà donc dans ce car pour un voyage de 6 heures, entouré de jeunes venant de banlieues défavorisées, en plein dans la période de popularité de “Sexion d’Assaut”. C’était un périple captivant à la découverte d’une culture qui m’était clairement étrangère. À l’arrivée, les animateurs nous ont fait passer par la case garde à vue à cause du vol du téléphone de X. Même moi, j’étais devenu un suspect…

  • Le cocon dans l’oeil

    Une expérience terrifiante de mon séjour en camp scout me hante encore. Alors que nous dormions en pleine forêt, l’une des filles de mon équipe a commencé à se plaindre de douleurs atroces à l’œil, en larmes. Nous avons cherché, mais aucune anomalie n’était visible à l’œil nu. Un médecin est venu examiner la situation, mais lui non plus n’a rien remarqué.

    Les jours suivants ont été un cauchemar. Malgré l’absence de sommeil, la douleur persistait et son œil était devenu enflé, la transformant presque en une version moderne de Quasimodo. Après une visite chez un ophtalmologiste, le diagnostic était effroyable : un insecte avait trouvé refuge derrière son œil, tissant un cocon de 1,5 cm

  • Mange ta soupe !

    Pendant mon enfance, j’avais un appétit sans fin et je n’étais pas du tout difficile en matière de nourriture. J’appréciais tout ce qui se présentait à moi. Cependant, lors d’une colonie de vacances à St Michel-Chef-Chef, une expérience m’a marquée. Devant un grand bol de bouillabaisse, mon enthousiasme s’est évanoui.

    Dès la première cuillerée, l’odeur forte de la soupe de poisson m’a écœurée, et je n’ai pas pu poursuivre mon repas. Un moniteur est intervenu, insistant pour que je termine mon plat malgré mon dégoût évident. Je lui ai expliqué que cette spécialité me semblait répugnante et que j’étais sur le point de tout rendre. Il a répondu sans hésiter : “Tu vas finir ton bol et si tu le vomis, je te fais manger ton vomi”.

    Ses mots étaient durs et sans appel. Contrainte, j’ai dû ingérer la soupe jusqu’à la dernière goutte, redoutant la menace s’il m’arrivait de la régurgiter. C’était une expérience difficile à oublier.

  • La jardinier fou

    Lors d’une colonie de vacances, les dortoirs étaient séparés par de minces rideaux. Cette proximité était déjà gênante, mais elle est devenue terrifiante lorsque, avec une amie, nous avons vu les rideaux bouger. C’était probablement une peur nocturne irrationnelle, mais sur le moment, nous avons pensé à une agression de celui que nous appelions “le jardinier”.

    Ce personnage était un homme bossu et boiteux qui errait autour du lieu de la colonie, vêtu d’une salopette bleue et de bottes en caoutchouc. Sa présence nous terrorisait, donc après avoir vu le rideau bouger, nous n’avons pas fermé l’œil pour le reste du séjour.

  • SOmmeil excremental

    Lors de mon camp scout en Bretagne, il y avait ce garçon, un peu excentrique parmi nous, qui dégageait une odeur vraiment repoussante. C’était l’odeur distincte des selles, et c’était tout simplement répugnant. Au fil du séjour, nous avons découvert avec horreur qu’il dormait avec un sac plastique rempli de ses propres excréments dans son sac de couchage, ce qui expliquait cette puanteur insupportable.

    Lorsqu’il a été démasqué, il a tenté maladroitement de se justifier en disant : “Je ne peux pas m’en empêcher, l’odeur me rassure…” On ne pouvait qu’avoir de la compassion pour lui, réalisant qu’il devait certainement avoir des problèmes psychologiques profonds pour agir ainsi. On pouvait imaginer qu’il aurait besoin d’un suivi psychologique toute sa vie

  • Coincé dans les toilettes

    Lors de mon séjour linguistique à Londres, j’ai vécu une mésaventure assez particulière. Je me suis retrouvée enfermée dans les toilettes de ma chambre. Ma réaction a été étrange, car j’ai ressenti une gêne intense face à ma situation. Plutôt que d’appeler à l’aide, même si mes colocataires temporaires étaient dans la pièce, j’ai préféré tenter de me débrouiller seule en manipulant silencieusement la serrure.

    Ce n’est que plus tard, lorsque qu’une autre fille de la chambre a voulu également utiliser les toilettes, que j’ai finalement levé le voile sur ma situation en adoptant un ton parfaitement détaché : “Euh, oui, je suis coincée dedans. Il faudrait peut-être appeler quelqu’un.

  • Les histoires d’horreur

    Un soir, lors d’un voyage scolaire, notre instituteur a organisé une veillée “histoires qui font peur”. Les récits étaient si effrayants que la fille qui dormait dans le lit superposé au-dessus de moi a été prise d’une terreur incommensurable, passant la nuit à pleurer à chaudes larmes.

    Cette même petite fille a également eu un accident nocturne et refusait d’en reconnaître la responsabilité, laissant l’odeur insoutenable envahir la chambre. J’avais vraiment eu de la malchance dans cette situation.

  • Les bons comptes font les bons amis

    Un matin, devant partir faire une activité sportive en extérieur il manquait un enfant à l’appel. Le bus attendait aussi nous avons dû partir. Sur le centre tout le monde cherchait l’enfant manquant. En fait il ne voulait pas aller en activité et s’était caché dans les toilettes.

  • Mais ou sont donc les vetements ?

    Un jour alors qu’on faisait les inventaires de fin séjours je cherchais partout les affaires manquantes d’une gamine. En fait une de ses copines de chambre (qui faisait pipi au lit) se servait de ses affaires pour essuyer son lit puis cachait les affaires.

  • Le taillage de craie

    À l’époque j’animais une activité manuelle et un enfant de 10 ans s’est coincé une craie dans le nez. Impossible de Lui enlever. On a dû appeler les secours. Après le gamin m’a expliqué qu’il voulait voir s’il pouvait tailler sa craie avec son nez